Consommation en énergie finale liée à l'exploitation des bâtiments résidentiels par énergie
Accueil
Indicateurs
Consommation en énergie finale liée à l'exploitation des bâtiments résidentiels par énergie

Consommation en énergie finale liée à l'exploitation des bâtiments résidentiels par énergie

Les énergies fossiles représentent 32% de la consommation des bâtiments résidentiels en 2025 d’après les données provisoires

Mis à jour le
16
July
2026
Partager la page
À retenir
  • Pour le résidentiel, l’électricité est le vecteur d’énergie le plus consommé (157 TWh en 2025), suivie des Energies Renouvelables (EnR) thermiques (135 TWh) et du gaz (108 TWh) d’après les données provisoires. Pour ces 3 vecteurs, la Stratégie Nationale Bas Carbone 2 (voir Définitions) parvient, pour 2030, à des consommations respectives de 135 TWh, 94 TWh et 106 TWh.
  • Dans le résidentiel, la consommation d’énergies fossiles représente 32% de la consommation totale du secteur en 2025. Celle-ci a diminué de 2011 à 2025. Elle est passée de 244 TWh en 2011 à 148 TWh en 2025 d’après les données provisoires, soit une baisse de 39% en 14 ans. La baisse la plus importante a été observée en 2022 et 2023 dans un contexte de prix élevés de l’énergie (voir indicateur).
  • La consommation d’EnR thermiques (hors réseaux de chaleur) et d’énergie issue des déchets représente 30% de la consommation du résidentiel en 2025. Celle-ci est en augmentation depuis 2011 à un rythme annuel moyen de 3%. Elle est passée de 90 TWh en 2011 à 135 TWh en 2025 d’après les données provisoires, soit une hausse de 50% en 14 ans. Ces énergies sont, en France, avec l’électricité, les moins émettrices de Gaz à Effet de Serre au kWh produit.
Partager la page

Définitions/Méthodologie

Trajectoires prospectives de référence
  • La Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) exprime les orientations et priorités d’action des pouvoirs publics pour la gestion de l’ensemble des formes d’énergie sur le territoire, afin d’atteindre les objectifs de la politique énergétique. Elle contient des volets relatifs à la sécurité d’approvisionnement, à l’amélioration de l’efficacité énergétique et à la baisse de la consommation d’énergie primaire, en particulier fossile, au développement de l’exploitation des EnR et de récupération.
  • La Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) est la feuille de route de la France pour lutter contre le changement climatique. Elle définit une trajectoire de réduction des émissions de GES jusqu’à 2050 et fixe des objectifs à court-moyen terme : les budgets carbone.
  • Le Secrétariat Général à la Planification Ecologique (SGPE) créé en 2022 est chargé de coordonner l'élaboration des stratégies nationales en matière de climat, d'énergie, de biodiversité et d'économie circulaire.
Données à climat réel ou données corrigées des variations climatiques

La consommation d’énergie varie selon les températures d’une année donnée : si les températures moyennes hivernales sont en dessous des normales, alors la consommation d’énergie augmente. La consommation d’énergie peut donc être calculée à climat réel ou corrigée des variations climatiques. L’estimation corrigée des variations climatiques consiste à ajuster la consommation réelle pour en annuler les effets du climat.

Énergie primaire/énergie finale

L'énergie primaire est l'ensemble des produits énergétiques non transformés, exploités directement ou importés. Ce sont principalement le pétrole brut, les schistes bitumineux, le gaz, les combustibles minéraux solides, la biomasse, le rayonnement solaire, l'énergie hydraulique, l'énergie du vent, la géothermie et l'énergie tirée de la fission de l'uranium. (INSEE)

L'énergie finale est l'énergie livrée au consommateur pour sa consommation finale (essence à la pompe, électricité au foyer, etc.) (INSEE).

Par exemple, l’électricité consommée par un ménage a été produite à partir de centrales nucléaires, de panneaux solaires, d’éoliennes, de centrales thermiques puis transportée jusqu’au lieu de consommation. La consommation en énergie primaire du ménage correspond à la quantité d’énergie initiale du combustible (uranium, charbon, pétrole…) ou du flux énergétique (énergie solaire, vent, chaleur…) avant transformation en électricité. La transformation de l’énergie primaire en énergie finale entraîne des pertes.

Chaleur renouvelable issue des pompes à chaleur

En hiver, la pompe à chaleur soutire à l’environnement extérieur de l’énergie qu’elle injecte dans les bâtiments. Cette chaleur est considérée comme une énergie renouvelable. Celle-ci n’est pas systématiquement comptabilisée dans les bilans de consommation d‘énergie. Par exemple, elle n’est pas comptabilisée dans les trajectoires de la Stratégie Nationale Bas Carbone 2 tandis qu’elle l’est dans les trajectoires retenues par le Secrétariat Général à la Planification Ecologique.

Pour aller plus loin

Abonnez-vous à notre lettre d’information
Recevez régulièrement dans votre mail les dernières analyses et indicateurs mis à jour.
En renseignant le formulaire d’inscription, vous acceptez de recevoir nos actualités par courriel. Vous pouvez vous désinscrire à tout moment à l’aide des liens de désinscription.

Nous Contacter
En cas de questions, remarques ou suggestions, vous pouvez nous contacter via l'adresse mail suivante : batizoom@ademe.fr