Consommation en énergie finale liée à l'exploitation des bâtiments tertiaires et résidentiels
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Consommation en énergie finale liée à l'exploitation des bâtiments tertiaires et résidentiels

Consommation en énergie finale liée à l'exploitation des bâtiments tertiaires et résidentiels

45% de la consommation d’énergie finale française provient de l’exploitation des bâtiments tertiaires et résidentiels

Mis à jour le
07
April
2025
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À retenir
  • En 2023, la consommation d’énergie corrigée des variations climatiques (voir Définitions) liée à l’exploitation des bâtiments tertiaires et résidentiels s’élève à 695 TWh en énergie finale (voir Définitions), soit 45% de la consommation d’énergie finale française. Le résidentiel est le secteur bâtimentaire le plus consommateur (30% de la consommation française, contre 15% pour le tertiaire).
  • Cette consommation d’énergie est celle documentée dans le Bilan Energétique de la France publié par le SDES et qui fait l’objet d’un suivi dans la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC, voir Définitions). Elle intègre la consommation liée à l’exploitation du bâtiment et consommée sur le territoire français. Elle ne couvre ni l’énergie consommée en amont ou en aval de l’utilisation du bâtiment, ni l’énergie consommée en dehors des frontières françaises et incorporées dans les importations.
  • On observe une nette baisse de la consommation d’énergie des bâtiments tertiaires et résidentiels corrigée des variations climatiques depuis 2021. Elle a diminué de 7% de 2021 à 2023. Cette diminution a eu lieu dans un contexte particulier d’augmentation importante des prix de l’énergie en 2022 et 2023 (voir indicateur ménages et entreprises) qui ont entrainé un effort de sobriété inédit. Une vigilance particulière de l’évolution de la consommation d’énergie sur les années suivantes sera nécessaire pour observer si cette réduction se pérennise.
  • L’objectif provisoire à atteindre pour 2030, retenu par le Secrétariat à la Planification Ecologique (SGPE, voir Définitions) et issu de la SNBC 3 en cours d’élaboration, s’établit à une consommation en énergie finale de 647 TWh.
  • La courbe à climat réel met clairement en évidence une rigueur climatique plus faible depuis 2017 à l’exception de 2021. En 2023, ce climat plus doux a conduit à une réduction de la consommation d’énergie à climat réel (voir Définitions) de 43 TWh, soit 6% par rapport à la consommation corrigée des variations climatiques.
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Définitions/Méthodologie

Trajectoires prospectives de référence
  • La Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) exprime les orientations et priorités d’action des pouvoirs publics pour la gestion de l’ensemble des formes d’énergie sur le territoire, afin d’atteindre les objectifs de la politique énergétique. Elle contient des volets relatifs à la sécurité d’approvisionnement, à l’amélioration de l’efficacité énergétique et à la baisse de la consommation d’énergie primaire, en particulier fossile, au développement de l’exploitation des EnR et de récupération.
  • La Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) est la feuille de route de la France pour lutter contre le changement climatique. Elle définit une trajectoire de réduction des émissions de GES jusqu’à 2050 et fixe des objectifs à court-moyen terme : les budgets carbone.
  • Le Secrétariat Général à la Planification Ecologique (SGPE) créé en 2022 est chargé de coordonner l'élaboration des stratégies nationales en matière de climat, d'énergie, de biodiversité et d'économie circulaire. Il a produit en 2023 des trajectoires par secteur (dont le résidentiel et le tertiaire). Elles intègrent les objectifs européens du « Fit for 55 » et de la Directive Européenne sur l’Efficacité Energétique. Ces trajectoires peuvent être considérées comme la version officielle la plus à jour.
Données à climat réel ou données corrigées des variations climatiques

Les émissions de GES dépendent de la consommation d’énergie qui varie, elle-même, selon les températures d’une année donnée : si durant un hiver les températures moyennes sont en dessous des normales, alors la consommation d’énergie (et donc les émissions) augmente. Les émissions de GES peuvent donc être calculées à climat réel ou corrigées des variations climatiques. L’estimation corrigée des variations climatiques consiste à ajuster les émissions réelles pour en annuler les effets du climat.

Énergie primaire/énergie finale

L'énergie primaire est l'ensemble des produits énergétiques non transformés, exploités directement ou importés. Ce sont principalement le pétrole brut, les schistes bitumineux, le gaz naturel, les combustibles minéraux solides, la biomasse, le rayonnement solaire, l'énergie hydraulique, l'énergie du vent, la géothermie et l'énergie tirée de la fission de l'uranium. (INSEE)

L'énergie finale est l'énergie livrée au consommateur pour sa consommation finale (essence à la pompe, électricité au foyer, etc.) (INSEE).

Par exemple, l’électricité consommée par un ménage a été produite à partir de centrales nucléaires, de panneaux solaires, d’éoliennes, de centrales thermiques puis transportée jusqu’au lieu de consommation. La consommation en énergie primaire du ménage correspond à la quantité d’énergie initiale du combustible (uranium, charbon, pétrole…) ou du flux énergétique (énergie solaire, vent, chaleur…) avant transformation en électricité. La transformation de l’énergie primaire en énergie finale entraîne des pertes.

Chaleur renouvelable issue des pompes à chaleur

En hiver, la pompe à chaleur soutire à l’environnement extérieur de l’énergie qu’elle injecte dans les bâtiments. Cette chaleur est considérée comme une énergie renouvelable. Celle-ci n’est pas systématiquement comptabilisée dans les bilans de consommation d‘énergie. Par exemple, elle n’est pas comptabilisée dans les trajectoires de la Stratégie Nationale Bas Carbone 2 tandis qu’elle l’est dans les trajectoires retenues par le Secrétariat Général à la Planification Ecologique.

Pour aller plus loin

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